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Tir du Roy 2026


Publiée le par LIONEL THEILLAUMAS

Tir du Roy 2026

En ce dimanche 7 juin de l'an de grâce 2026, le premier à régner fut Phœbus, le roi soleil. Le portail du domaine royal de son altesse Morgan 1er fut ouvert dès 10h30 le matin.

Valets, laquais et maître queue s'activaient, qui pour dresser les tentes de réception, qui pour mettre nappes et couverts et qui pour préparer le foyer nécessaire à la cuisson des victuailles.

Les invités au nombre de 57, dont 8 marmots étaient attendus pour 12 heures et au 12ème coup de cloche (enfin 12 et demi) la quasi-totalité des convives avait envahi la cour du château (en l'occurrence un simple chalet de bois, la commune de Guyancourt ayant peu de moyen depuis la révolution). Tous étaient prêts à lever leur verre autour du buffet dressé pour l'occasion.

Le capitaine, pardon, le président, y alla de quelques mots de bienvenue et félicita les archers Guyancourtois pour leurs bons résultats en compétition et passa la parole à la représentante du bailli des lieux, puis vint le tour de l'argentier qui annonça que la fédération avait rendu honneur au bénévolat de Dominique, président depuis des lustres et Lionel entraîneur depuis fort longtemps.

Tous à l'unisson trinquèrent au bon déroulement du repas et de la joute qui devait suivre. Même le roi Soleil était resté pour l'occasion, son substitut Éole gonflait parfois les joues pour montrer qu'il était prêt à jouer les trouble-fête, mais était de bien piètre efficacité.

 

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Chacun pris place autour de la grande tablée et finit par faire la queue pour aller se servir, et oui c'est ainsi depuis la grande révolution, les festins ne sont plus servis par des laquais, c'est d'autant plus justifié que le parc royal dépend du domaine gymnique des droits de l'homme.

Le repas fini, les archers du Roy fourbirent leurs armes pour se préparer à la joute, Pierre, grand maître de la tradition, et capitaine de la Compagnie avait préparé le parchemin où était noté l'ordre de préséance des tirs.
L'Empereur, puis Le Roy, puis le capitaine, puis les Chevaliers, puis les Archers pour finir par la piétaille (les aspirants, révolution = abolition des privilèges ?).

C'est au bout d'une seule et unique halte que nous pûmes nous réjouir d'avoir un nouveau souverain, au bout du même nombre de halte, le roitelet retira son masque et c'est après 5 flèches que le Reine des poussins poussa son pépiement de joie.

 

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Claude était notre nouveau Roy, Robin (pas des bois) notre Roitelet et Maryam notre reine des Poussins.

 

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La fête tirait à sa fin, chacun lança une dernière flèche sur une carte décorée pour l'occasion, les plus vaillants ou les plus dévoués restèrent pour nettoyer les lieux pendant que la plupart regagnaient leur carrosse pour rejoindre leur chaumière.

Nul ne pouvait dire s'il serait heureux sous le règne de Claude 1er, ce que tous savaient avec une quasi certitude c'est que le droit de cuissage ne serait pas réintroduits par le Roy, quand à la taille et la gabelle, le nouveau Roy étant également grand  argentier du royaume, nul ne le sait.

 

Lionel

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